TRAVERSÉE Cap-Vert - Barbade |
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31 décembre (32 milles)Départ de Palmeira à 15 h 30, en même temps que Triane qui se rend en Guadeloupe. Nous avons 2155 milles* à parcourir, dont environ 120 pour dégager l’archipel du Cap-Vert. Après la frousse de l’arrivée, nous n’avons pas de mal à assurer la première veille sur le pont, même s’il n’y a pas de lune. Le mille marin ou mille nautique équivaut à 1,852 kilomètres. 1er au 16 janvier 2000 (2123 milles)Contrairement à ceux partis avant nous, nous avons la chance de profiter à plein des alizés bien installés. Mais après quelques jours de mer, on se rappelle qu’une traversée, même dans des conditions idéales, c'est en gros un exercice de patience et de contrôle pour ne pas céder à l'inquiétude. C'est un peu comme partir en voiture à travers le désert en sachant qu'il n'y a aucune halte en chemin. Ceci dit, nous avons la chance d'avoir un bateau robuste, qui ne prend pas l'eau, qui file bien à presque toutes les allures, relativement confortable, équipé de moyens de navigation et de communication modernes... Mais, aussi belle que soit la mer, on finit par trouver qu’il y en a trop. Et puis c'est long 16 jours à se faire bousculer sans arrêt, à dormir d'une oreille, à subir tous les caprices de la météo. Pour prévenir le mal de mer, Michel prend des cachets avant de partir. Cela ne fait que retarder le malaise, qui durera malheureusement presque toute la traversée. Pourtant, une fois habitués à dormir par petits bouts et à se faire brasser, on prend conscience à quel point c'est beau et bon d'être en mer. Après tout, c'est probablement la plus belle traversée qu'on pouvait espérer: vent constant, ni trop fort, ni trop faible, chaleur et beau temps... sans panne ou presque, si l’on oublie l’épisode de l’eau dans le diesel. (Nous réussirons à faire une moyenne d’environ 132 milles par jour, ce qui est extraordinaire pour notre petit bateau.) |
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