LES AÇORES  Flores

 
 

Les Açores

Découvert au début du 15e siècle, l’archipel des Açores se situe en plein océan Atlantique, à 760 milles marins du Portugal. Il est composé de trois groupes d’îles d’origine volcanique : un groupe occidental (Flores et Corvo), un groupe central (Faïal, Pico, São Jorge, Graciosa et Terceira) et un groupe oriental (São Miguel et Santa Maria). Les premières îles ont été colonisées vers 1439.
Chaque île a ses particularités, mais toutes ont des côtes profondément découpées, des montagnes et des vallées tranquilles couvertes d’une végétation luxuriante, des champs soigneusement cultivés, des lacs nichés dans des cratères de volcans éteints, des fumerolles, des pics imposants, des grottes mystérieuses et des traditions bien enracinées. Leurs maisons curieusement construites, leurs murets de pierres divisant les terres, leurs moulins d’origine flamande, leurs églises et leurs œuvres d’art témoignent d’un riche passé historique. La population est à l’image du climat océanique et doux de l’Archipel.

 
 
 

Après 14 jours d’Atlantique, Flores la magnifique est là. Avec ses villages juchés sur d’immenses falaises, elle semble accrochée dans les nuages. Et c’est au port de Lajes que nous débarquons au paradis. Jetons l’ancre à midi à l’abri d’une falaise imposante. Le relief est magnifique, la température chaude et humide avec brise de mer, la verdure luxuriante partout, un port bien protégé (sauf de l’est) avec des eaux limpides bleu paon. Ça vaut le déplacement, même par l’Atlantique Nord! 

L’endroit est magnifique. Pas de formalités compliquées. On s’inscrit simplement au matin auprès de l’agent qui vient faire son tour. Il y a déjà six bateaux étrangers venant pour la plupart d’Amérique. Quelques heures plus tard, nous retrouvons avec beaucoup d’émotion nos amis du Pierre de Lune II, partis de Canso le 22 juillet. Nous pensions souvent à eux dans les périodes difficiles, sachant qu’ils devaient assurer une présence presque constante à la barre, n’ayant pas de régulateur d’allure. Cela rend la traversée d’autant plus exigeante. Pas étonnant qu’ils soient arrivés complètement brûlés, surtout que leur pilote électrique a rendu l’âme trois jours avant la fin.

Lajes a le bonheur d’être un peu en dehors du circuit touristique ce qui préserve son authenticité. En faisant un premier tour de ville, on tombe totalement sous le charme de cette petite ville accrochée dans la montagne. Les gens sont charmants, c’est vert, chaud, calme, propre, ensoleillé. Les banques sont déjà fermées mais ici, loin de tout, il suffit d’insérer sa carte (Desjardins ou autre) dans un guichet Multibanco pour obtenir des escudos. Quelle merveille!

Passons une partie de la soirée avec Pierre et Lucette, dont c’est l’anniversaire, puis dodo bien mérité pour tous. Un boum! nous réveille au petit matin : on vient de toucher un bateau voisin. Pas de dommage mais une belle frousse. Cette fois (le 5e ancrage), nous nous installons beaucoup plus loin pour avoir la paix. Mais il y a près de 14 mètres d’eau. Michel plonge pour installer un orin*. Il reviendra des profondeurs les yeux injectés de sang. C’était sûrement trop profond pour une première fois en apnée.

Orin Cordage reliant l'ancre à un flotteur.

 

7 août

Commençons la journée par des travaux. Michel met beaucoup d’énergie à rester accroché en tête de mât car la houle qui nous prend par le travers nous fait valser allègrement. Il faut réinstaller la drisse* avant et une nouvelle antenne VHF, puis adoucir les angles vifs qui abîment le matériel. Passons le reste de la journée à terre avec Pierre et Lucette. Comme ils sont, eux aussi, amateurs de randonnée pédestre, nous entreprenons l’ascension d’une des montagnes de Lajes. La mer qui nous entoure nous impressionne beaucoup…

Drisse Cordage servant à hisser une voile.

 

8 août

Grande journée de repos et d’ajustements avant de lever l’ancre vers Faïal. Révisons l’étanchéité des hublots et des écoutilles, aérons bien le bateau qui se charge vite d’humidité en mer vu l’impossibilité d’ouvrir, cuisinons pains et petits plats. Passons aussi quelques heures avec Alain (Kebra), qui vagabonde sur la mer depuis 6 ans.

 

9 août (jour 1 : 60 milles)

On part en douce vers Faïal alors que Pierre, Lucette et Alain se rendent en autobus à Santa Cruz de Flores. Le temps est incertain, mais le vent est bon.

 

10 août (jour 2 : 72 milles)

La nuit n’en finit plus. La lune reste cachée derrière les nuages et le soleil fait la grasse matinée (lever vers 5 h 30). Le vent tombe et nous rentrons à Horta au moteur en guettant l’apparition de l’immense volcan de Pico masqué par les nuages.

 

Flores

Côte sud-est

Arrivée à Lajes

Port de Lajes

Mouillage

Lucette, Martine et Pierre

Faja de Lopo Vaz

Côte sud, derrière Lajes

Hortensias des Açores

Pico