CANARIES   Gran Canaria

30 novembre (55 milles)

Départ à la voile vers Las Palmas de Gran Canaria. Le banc de baleines qu’on croit voir au loin se transforme en brisants à mesure qu’on approche. Le vent finit par nous lâcher complètement. Après 4 heures de moteur et la visite de 5 dauphins, nous relèverons temporairement les voiles. Encore 2 heures de moteur et de pluie avant d’atteindre l’immense port de Gran Canaria vers 23 h.

1 au 7 décembre

Las Palmas de Gran Canaria est une ville géante, mais sans charme, où l’on trouve de tout à bon prix. C’est l’endroit rêvé pour faire le plein de provisions, car la vie aux Antilles a la réputation d’être chère. Son port, Puerto de la Luz, est immense et plutôt propre, contrairement à avant. C’est même là que nous plongerons pour rafraîchir la coque du bateau, négligée depuis Funchal. Comme nous n’utilisons pas de peinture antisalissures, il nous faut gratter régulièrement la carène* pour garder un certain contrôle sur notre jardin aquatique. L’accumulation d’algues et de petites bêtes ralentit le bateau et peut finir par endommager la coque.

Carène Partie de la coque qui est sous l'eau.

Malgré plusieurs bonnes promenades en ville pour trouver un lien Internet à prix raisonnable, comparer les prix des différents supermarchés et visiter, c’est au port que nous passons le gros de notre temps. Après trois jours au mouillage, on nous recommande d’entrer à la marina car le vent du sud-est qui menace a fait chasser certains bateaux sur la plage la semaine précédente. Nous mènerons donc une vie de ponton durant les trois prochains jours. Retrouvailles de Teresina, Moonwhite, Sacrebleu, Misti et Maffick.

Roger et Diane (Maffick) se remettent doucement de leur malencontreux accident. Heureusement pour eux, l'assureur couvre tout. Ils seront toutefois cloués ici pendant quelques mois, le temps de recevoir un nouveau mât, début janvier, et de faire toutes les réparations. Question de changer d'air; ils décident de rentrer en Angleterre pour passer Nöel en famille.

Découverte fascinante d’un couple de Canadiens, Michael et Sweet Pea (originaire de Sherbrooke), en navigation depuis 2 ans sur le voilier hi-tech qu’il ont conçu et construit eux-mêmes (Samatas).

La plupart des voiliers qui nous entourent attendent les alizés pour lever l’ancre vers les Antilles. La météo ne fait qu’alimenter leur impatience. Ceux qui sont partis au cours des semaines précédentes, dont Pierre de Lune II, se traînent encore les pieds sur l’Atlantique. Comme nous sommes heureux de ne pas avoir à traverser tout de suite, surtout qu’il y aura sans doute deux fois plus de bateaux que d’habitude dans les Antilles cette année. Et puis, célébrer la fin du siècle au Cap-Vert, c’est pas si mal, non?

8 décembre (32 milles)

Partons tôt le matin vers le sud de l’île dans l’espoir d’y trouver un endroit plus chouette que Las Palmas. Gran Canaria est très belle avec ses paysages variés et c’est un plaisir de voguer le long de ses côtes. En arrivant aux grandes plages de Maspalomas en fin d’après-midi, nous comprenons que le sud de l’île est entièrement dédié aux touristes. Le décor d’hôtels ne correspond absolument pas à ce qu’on cherche. Mouillons donc le temps d’une nuit sur un beau fond de sable dans la baie d’Arguineguin.

Départ de Gran Canaria

 
 
 
 
 

En route vers Tenerife

 
 
 
 
 

Michel