ANTILLES La Guadeloupe |
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La GuadeloupeComposée de deux îles séparées par un bras de mer portant le nom de Rivière-Salée, la Guadeloupe ressemble à un grand papillon aux ailes déployées. L’île la plus à l’est, Grand-Terre, est calcaire et faiblement vallonnée; c’est l’île de la canne à sucre, de la mangrove et des plages de sable blanc. Celle à l’ouest, Basse-Terre, est volcanique, très montagneuse, humide et compacte. On y cultive principalement la banane et le café. 25 mars (25 milles)Partons vers Pointe-à-Pitre en faisant un brin de course croisière avec La Sibylle. Le vent est si faible que nous devons faire une heure de moteur sur les six du trajet. Mais surprise! aussitôt le moteur en route, nous pêchons un superbe thazard blanc. En consultant notre nouveau guide, nous découvrons que le cero attrapé à Mustique s’appelle en fait thazard-maquereau. Très semblables, les deux ont en commun leur délicieuse chair blanche. Arrivés un peu avant nous, les copains de La Sibylle en profitent pour aller faire le plein de diesel avant de s’ancrer. Mais en sortant de la marina, ils font la gaffe de se diriger directement vers nous en oubliant de se méfier du haut fond annoncé par la bouée cardinale. C’est ainsi qu’ils deviennent nos premières victimes. 26 marsContent de nous retrouver, c’est aujourd’hui Azazela, rencontré aux Canaries, qui se plante dans la vase du haut fond en essayant de venir nous saluer. Michel aide Jacques à se libérer en grimpant sur la bôme pour faire gîter son bateau. Tous les moyens sont bons pour attirer les copains! Partons à la recherche de nos copains du Triane installés ici pour quelques mois avant de poursuivre leur grand voyage vers le Pacifique. 27 marsAllons rendre visite au bateau voisin (Viking) pour en savoir plus sur l’éolienne suspendue à son gréement. Son installation à l’intérieur du triangle mât, bôme et pataras conjuguée à une hélice bipale de diamètre important (~1,5 m) inspire Michel. Comme l’idée d’avoir une éolienne installée en permanence ne nous plaît pas, cette solution est intéressante, surtout que le modèle peut se transformer en dynamo de traîne lorsque le bateau navigue. Christian aura le temps de nous révéler tous les secrets de son fonctionnement avant de devenir notre troisième victime. Décidément, ce haut fond n’en manque pas une! Partageons notre beau thazard blanc, réduit en filets pour l’occasion, avec les copains du Mauna Loa qui nous quitterons dans quelques jours pour partir en croisière avec leurs invités. 28 mars au 2 avrilIl est malheureux de constater qu’à Pointe-à-Pitre, comme dans les autres capitales touristiques des Antilles, c’est surtout la misère, la pauvreté et le désœuvrement qui transpirent. C’est à se demander si c’est le tourisme qui entretient cette couleur locale, car à quelques milles de là se trouve une zone industrielle (Jarry) qui rivaliserait avec celles de nos plus grandes villes. Mais ce n’est pas là qu’arrêtent les paquebots. Sans Claude, du Triane, nous n’aurions jamais su qu’il y avait ici une telle effervescence industrielle. 3 avril (25 milles)Comme le mouillage à Pointe-à-Pitre est loin d’être enchanteur (rouleur, eaux douteuses), c’est avec enthousiasme que nous partons vers la côte ouest. Le vent n’est malheureusement pas de la partie. C’est donc au moteur que nous nous déplaçons jusqu’à Rivière Sens. En route, nous pêchons cette fois deux thazards. Plus besoin de se creuser le coco pour planifier la bouffe des prochains jours. 4 avril (8 milles)Quittons le mouillage bruyant et rouleur de Rivière Sens pour nous rendre à Vieux Habitants. Le Musée du café qui s’y trouve vaut vraiment le détour. Mais trop absorbés par la visite, nous en oublions de prendre des photos. Comme l’endroit n’est pas bien protégé, nous poursuivons notre route jusqu’à l’Anse à la barque où nous passons la nuit. C’est là que nous entreprendrons un nettoyage de coque à la laine d’acier, inoxydable bien sûr. Très efficace, mais dur sur les bras. Heureusement que l’eau est belle et chaude. 5 avril (10 milles)Offrons un morceau de thazard à un nouveau bateau ami (Baguira) arrivé hier soir. Levons ensuite l’ancre vers les îlets Pigeon qui font partie de la Réserve Cousteau. Le temps couvert est plus propice à une visite de musée qu’à une plongée. Poussons donc jusqu’à Pointe-Noire pour y voir la Maison du bois. Visite un peu décevante mais gratuite. 6 avril (5 milles)Départ vers Deshaies, dernière escale avant de quitter la Guadeloupe. Ici, comme ailleurs dans les Antilles, le tablier du ponton s’est envolé lors du passage de l’ouragan Lenny et plusieurs maisons se sont effondrées. C’est désolant à voir. À la réflexion, il faut vraiment un peuple de bâtisseurs pour affronter les assauts cycliques des tempêtes et des ouragans. Pour limiter les dégâts, la tôle ondulée qui coiffe les cases antillaises est souvent fixée au moyen de clous qui ne sont pas tordus, ce qui permet aux toits de s’envoler sans détruire la maison. 7 avril (42 milles)Partons aux petites heures du matin vers Antigua. Il fait très beau et la navigation est excitante. Pas de chance pour le poisson, par contre. Mouillons à l’entrée d’English Harbour en début d’après-midi. Comme nous ne sommes ici que pour la nuit, nous n’allons pas à terre. Autrement, il faudrait faire des formalités. |
En route vers La Guadeloupe
Martine
La Sibylle devant la Guadeloupe
Côte sud de Grand Terre
La plage de Sainte-Anne
Tristan, Michel et Arianne
Le Viking
Et de deux!
Basse-Terre, la capitale
Vieux Habitants et La Soufrière
Vue vers le sud |
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