ANTILLES  Les Saintes

La Guadeloupe

Le Département français de la Guadeloupe comprend la Guadeloupe même et les 6 îles ou groupes d’îles qui lui sont rattachées administrativement : La Désirade, Marie-Galante, Les Saintes, les îles désertes de Petite-Terre et, au nord de l’archipel antillais, Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

 
 

Les Saintes

Dépourvues d’eau douce, Les Saintes ne présentaient pas d’intérêt pour les Espagnols au temps de la Conquête et le manque de surface agricole n’y a jamais permis la culture de la canne à sucre. De ce fait, aucun esclave noir n’y fut importé et sa population blanche d’origine ne connut jamais le métissage.

Ce sont les Français qui s’y installèrent en 1648 considérant que ces îles occupaient un emplacement stratégique. Ravies par les Anglais en 1782, elles redevinrent françaises après 1815.

Seules les îles principales, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, sont habitées. L’archipel comprend aussi six îlets.

 

16 mars

On prend plaisir à s’offrir une vraie journée de vacances : grasse matinée, baignades répétées, promenade à terre, etc. Au premier coup d’œil, le village nous déçoit. Le Bourg, qu’on croyait si paisible, grouille de mobylettes et de touristes courant restos et boutiques. Le calme espéré revient en fin d’après-midi avec le départ des derniers traversiers vers la Guadeloupe. On découvre alors une île coquette de soleil en pleine saison sèche, où chèvres et brebis se disputent les moindres brins d’herbe.

 

17 mars

En se signalant au Réseau du matin, on découvre que François (VE0MSO), copain des ondes que nous n’avons jamais rencontré, est lui aussi aux Saintes, tout près de nous. Un bateau parmi tant d’autres qu’on n’aurait probablement jamais remarqué si ce n’était d’un contact radio (François nous a aidés par ses conseils à régler un problème de moteur alors que nous approchions de la Barbade).

François, Danielle et leurs deux petites, Madeleine (5 ans) et Jeanne (3 ans), nous plaisent tout de suite. On ne sait trop ce qui les rend si intéressants : le fait qu’ils ont tout laissé pour aller bâtir un bateau en France, qu’ils naviguent en famille à bord du Paulu depuis cinq ans, qu’ils s’impliquent dans la communauté locale, leur simplicité, leur douceur, leur sérénité, leur curiosité…

 

18 mars

Passons la matinée au Fort Napoléon. Achevée en 1867, cette forteresse encore intacte n’a jamais servi, sauf pour détenir certains prisonniers politiques durant la Seconde Guerre mondiale. C’est en se rendant au haut de la colline qu’on aperçoit nos premiers iguanes. Émerveillement général devant les énormes reptiles d’environ un mètre de long. On fait des acrobaties pour les prendre en photo sans savoir qu’une fois au fort plusieurs iguanes beaucoup moins timides, des mâles surtout, posent pour les photographes.

Revenons au Bourg en faisant un long détour par la côte est de l’île. Superbe vue du haut des crêtes et découverte d’un arbre à pommes d’eau et de l’arbre très original qui donne les noix de cajou.

 

19 mars

Mouillés devant l’Îlet à Cabrit, nous servons de cobayes à Cathy qui se lance dans un plat de papayes cuites. Merveilleuse façon de passer une partie de la récolte divine que nous avons amassée à Saint-Pierre.

 

20 mars

Avant même qu’on prenne le temps de tracer le programme de la journée, François nous offre de l’accompagner pour remonter les filets d’un ami pêcheur. Dépaysement total, nous voici à l’eau dans une nouvelle baie à admirer l’efficacité de la pêche au filet. En dire plus risquerait de dévoiler les secrets du pêcheur.

Au retour, improvisation d’une partie de pêche à Grand-Îlet avec Mauna Loa.

 

21 mars

Bricolage, baignade autour du bateau, puis balade à terre. La nature a repris possession de l’île. Les ruines du fort Joséphine et de l’ancien hôtel ne valent certainement pas le déplacement, mais la vue d’en haut est spectaculaire. En plus des lézards et des chèvres sauvages, on voit ici des bernards l’hermite terrestre. On apprendra le lendemain qu’un fidèle correspondant du Réseau stationné aux Bahamas, Paul (VE0MAT), s’amuse à fournir de nouvelles maisons à ceux qu’il trouve trop à l’étroit dans leur coquille.

 

22 mars

Installés à l’anse Fideling depuis hier après-midi, nous passons une bonne partie de la journée à explorer la très authentique Terre-de-Bas, deuxième île habitée de l’archipel. En revenant au bateau, nous repérons dans la baie nos amis de La Sibylle, arrivés le matin même de Martinique.

 

23 mars

Retournons au Bourg à la voile pour y retrouver nos amis du Paulu.

 

24 mars

Levée de filets au petit matin (6 h) et retour en passant pas l’anse Figuier.

La rédaction du livre de bord nous cloue au bateau pour le reste de la journée.

Le lendemain matin, la charmante troupe du Paulu nous révèle un de ses grands trésors : les coquillages. Les puces nous impressionnent en nommant une foule d’exemplaires aux formes les plus diverses (bulles, porcelaines, murex, olives, langues de feu, volutes, etc.). Devant leur enthousiasme, la contagion nous guette, surtout qu’ils partagent une partie de leur collection pour nous aider à débuter la nôtre. Nous aurons maintenant une bonne raison de fréquenter les plages… Un guide des coquillages s’ajoutera sans doute à celui des fleurs, des fruits et des poissons.

Baie du Bourg des Saintes

François, Madeleine, Jeanne et Danielle

Fort Napoléon

Iguane mâle

Bernard l'hermite

Martine 

Vue vers le sud-ouest

Anse Fideling, au loin Le Bourg

   

Grand Anse

Côte nord de Terre-de-Haut

Pain à sucre

Alexandre et Quentin (La Sibylle)

La Sibylle