LE SAINT-LAURENT  Montréal - Québec

 

23 juin

Après toutes ces années de préparation, voici enfin le grand jour du déménagement au bateau.  Le chantier qui se présentait à nous la veille encore nous empêchait d'y croire vraiment. Et pourtant, nous y voilà. Si nous réussissons à ranger tout le matériel à temps, nous partirons le 24, comme prévu. Notre grande amie Denise, qui nous accompagne jusqu'à Cap-Chat, arrive demain à l'aurore.

 

24 juin

À notre réveil, nous trouvons Denise étendue sur le quai. La nuit a été courte pour elle aussi... Vivement le départ qu'on se repose un peu. C'est la seule façon de mettre fin à ces préparatifs qui n'en finissent plus. Mais il reste encore du matériel à ranger, des choses à régler et, plus que tout, des intimes à étreindre pour faire le plein de tendresse.

Le voyage commence par une nuit à l'ancre au large de la marina.

 

25 juin (74 milles* / ~137 km)

Départ officiel de Montréal à 8 h du matin, au moteur d'abord, puis doucement à la voile portés par un vent du sud-sud-ouest. C’est merveilleux! Martine et Denise sont aux anges, même sous la pluie. Nous espérions nous rendre directement à Québec, mais le vent en décide autrement. Nous choisissons de jeter l’ancre à l’abri de la rade de Bécancour, à quelques milles en aval de Trois-Rivières, pour attendre la prochaine marée. 

Le mille marin ou mille nautique équivaut à  1,852 kilomètres.

 

26 juin (62 milles)

Repartons vers Québec à 4 h 10 du matin, marée oblige. Épaisse brume à Batiscan. Passons les ponts de Québec voiles en ciseaux sous un ciel radieux. Panorama extraordinaire. La vieille capitale est un vrai bijou.

Au moment d’entrer dans l’écluse menant au bassin Louise, la marche avant refuse de s’engager. On remonte les voiles en vitesse pour réussir à manœuvrer dans le bassin d’entrée, puis on s’installe à l’épaule d’un gros remorqueur le temps de comprendre ce qui se passe. La réparation que nous venions de faire à Montréal n’a pas tenu le coup. Après entente avec l’éclusière, Martine remorque le bateau à l’intérieur du bassin Louise en le tirant en marche arrière avec le pneumatique. Comme le bateau n'est pas manœuvrant, on nous attribue une place près du quai d’essence.

Nos copains Mireille et Michel nous accueillent à bras ouverts. Leur grande douceur nous console beaucoup.

 

27 juin au 6 juillet

On nous recommande un mécanicien installé au Port de Québec. Après examen du malade, Frédéric (de Mecanic Plaisance) nous annonce qu’il faut rebâtir la transmission du moteur. Par chance, il a en sa possession deux des trois pièces à remplacer. Mais il faut en commander une chez Volvo. Les festivités entourant la fête du Canada retardent la livraison de la pièce qui arrive de Vancouver une semaine plus tard. Puis il faut rebâtir la transmission et la réinstaller sur le moteur sorti de son trou pour la troisième fois cette année.

Quoique très fâcheuse, cette panne nous offre le grand plaisir de découvrir Mireille et Michel dans leur nouvel environnement. Il sera d’autant plus difficile de les quitter.

 

Denise, Martine et Michel

 

En route vers Trois-Rivières

 

Ponts de Québec

 

À l'arrêt au bassin Louise

 

Mireille, Denise et Michel

 

Cent fois sur le métier...