MADÈRE Porto Santo |
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MadèreL’archipel de Madère comprend deux îles habitées, Porto Santo et Madère, et deux groupes d’îles désertes, protégées : les Desertas (îles Désertes) et les Salvagens (îles Sauvages). Il se trouve au milieu de l’océan Atlantique, à environ 500 km de la côte africaine. Tout comme les Açores, l’archipel de Madère est une région autonome du Portugal. Christophe Colomb y est resté plusieurs années après avoir épousé la fille du premier gouverneur de Porto Santo. La maison qu’il aurait habitée sur Porto Santo a été transformée en musée. Contrairement à Madère, verte et creusée de vallées profondes, Porto Santo est brune, trop basse pour capturer l’humidité des nuages et donc très aride. La côte sud de l’île est une immense plage dorée d’environ 12 km. Sur les autres îles que nous avons visitées, le sable est d’origine volcanique donc très foncé, presque noir. 20 septembre au 2 octobreNous passons tout notre séjour à Porto Santo ancrés devant la plage, au large du mur ouest du port. Le sable en abondance offre une tenue idéale pour l’ancre. Les premiers jours, très rouleurs, font fuir presque tous les autres à l’intérieur de la rade, où la mer réussit malgré tout à s’infiltrer. Le site est enchanteur avec son eau limpide, son sable doré et la possibilité d’entrer à tout moment au port pour se protéger. La rumeur court qu’à Madère la marina est pleine à craquer et que les bateaux chassent à l’ancrage, ce qui contribue à retenir les bateaux à Porto Santo, surtout qu’un traversier assure la navette entre les deux îles, à prix d’or par contre. C’est l’option choisie par nos amis américains du Sitoa (Sailing Is The Only Answer) qui finissent par s’y rendre en avion pour revenir en traversier trois jours plus tard. Ils nous décrivent au retour la splendeur de l’île et nous confirment que le port et la zone d’ancrage de Funchal débordent de voiliers en transit. Le paysage de Porto Santo laisse croire qu’il ne pleut jamais. Pourtant, Dame Nature nous arrosera un peu tous les jours, phénomène très rare en septembre paraît-il. L’île, plutôt petite, vit surtout du tourisme qui y vient pour sa plage et son soleil. Nous découvrirons au hasard de nos balades des paysages très désertiques que l’on tente aujourd’hui de reboiser avec une espèce de pin. Jadis, l’île était couverte d’énormes dragonniers. Leur bois aurait servi à la construction de bateaux et leur sève rouge à teindre les tissus. Nous verrons aussi des troupeaux de chèvres brouter des figues de barbarie (poires de cactus), deux éoliennes semblables à celles de Cap Chat mais plus petites et des millions d’escargots qui grimpent sur tout ce qui pousse, même les piquets de clôture. L’eau si belle et limpide nous encourage à gratter la coque plus à fond et à jouer dans l’eau comme jamais avant. On améliore notre chasse marine et on apprend à mieux connaître la faune aquatique du coin. Comme toujours, Michel fait du bon pain et des desserts crémeux et chocolatés, bien appréciés des amis. Grâce aux copains du Réseau du Capitaine, on suit quotidiennement les péripéties d’Olivier Kader qui une affronte une série de tempêtes sur l’Atlantique Nord. Il faut dire qu’il en a vu d’autres depuis son départ de Vancouver sur Ocean search, un ketch d’aluminium de 40 pieds. Ce skipper professionnel a d’abord franchi le passage du Nord-Ouest pour finalement rentrer à Brest au pire moment de l’année. À l’entendre, les très grosses mers sous 40 nœuds de vent ne sont guère plus qu’inconfortables. Tout à coup, notre périple devient un peu banal. 3 octobre (29 milles)Malgré la rumeur qu’il n’y a pas de place à Madère, un séjour à Funchal est pour nous incontournable. Nous nous ferons donc une place à Funchal. Pour y arriver tôt dans la journée, nous partons avec Pierre de Lune II vers Machico, deuxième port de Madère, où nous sommes sûrs de trouver un ancrage. Arrivons sous la pluie devant un petit bijou accroché dans la montagne. Il y a très peu de place au mouillage. |
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