LE SAINT-LAURENT Québec - Cap-Chat |
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Le voyage de Québec à Cap-Chat sera formidable malgré encore quelques ennuis de moteur. Décidément, c’est sur les voiles qu’il faut compter. 7 juillet (52 milles)L’étape Québec - Île-aux-Coudres se fait dans des conditions d’experts : vent du sud-ouest de 25 à 35 nœuds* avec rafales violentes et mer très forte. La navigation sous foc* et grand voile réduite à trois ris* est magnifique, mais il faut avoir le cœur solidement accroché. Bien que le vent se calme un peu avant notre arrivée, nous réussissons à rentrer au mouillage avant la renverse du courant de marée. Le nœud
correspond à une vitesse de 1 mille marin à l'heure,
soit environ 1,8 km/h. 8 juillet (50 milles)Court dodo, puis départ à 1 h du matin vers le Bic sous grand génois* et grand voile. Le vent promis n’est pas au rendez-vous. Heureusement que la marée est là pour nous aider. Le vent nous lâche en début d’après-midi près des îles Pèlerins. Cherchant à s’en approcher au moteur, on découvre qu’une des turbines de la pompe à eau du moteur a lâché. Pas de problème, c’est un ennui normal; il suffit de remplacer la pièce. Manque de pot, les rechanges Volvo sur lesquelles nous comptions ne sont pas les bonnes. Il nous faut donc rentrer à la voile à Rivière-du-Loup. En attendant le vent, on trouve moyen d’installer notre petit moteur hors-bord, baptisé Izuk, sur l’échelle arrière. C’est mieux que rien… Encore des pièces à obtenir. Nous finirons par les commander à Québec en demandant qu’elles nous soient livrées à Rimouski. Le grand génois est notre voile de beau temps. Elle couvre 150 % du triangle avant. 9 juillet (55 milles)Départ de Rivière-du-Loup à marée haute aidés de notre fier Izuk. Il ne vente presque pas, mais ça avance. Douce journée de voile sous brise de demoiselle* accompagnée de bélugas et de phoques. On se sauce à tour de rôle dans l’eau glaciale du fleuve (9,5 oC). Après 12 heures de navigation, on jette l’ancre devant Saint-Fabien-sur-Mer. Michel passe près de s’arracher le pouce droit en faisant la manœuvre d’ancre. Il s’en tire avec un doigt meurtri. C’est le temps de sortir nos tuques et survêtements d’hiver. Brise de demoiselle Vent léger de 4 à 6 nœuds. 10 juilletLe vent d’est nous empêche d’avancer à voile, donc dodo et farniente au programme. Il fait froid. 12 juillet (55 milles)Départ vers Matane à 2 h du matin. Brise de demoiselle encore une fois. Il faut réellement un ennui de moteur pour s’attarder ainsi sur le fleuve. Cela nous donne l’occasion d’observer baleines et phoques. Près de deux heures pour parcourir le dernier mille et mouillage très valsant. 13 juillet (40 milles)Départ de Matane vers Cap-Chat à minuit. Le bateau revit enfin sous un bon vent. C’est Denise qui est à la barre. Elle n’a pas assez d’yeux pour tout voir son coin de pays. À l'approche de Cap-Chat, le vent nous lâche. Il est temps de réinstaller Izuk sur l’échelle. L’accalmie nous offre le beau spectacle d’une baleine plongeant tout près. Un très sympathique comité d’accueil nous attend à Cap-Chat. L’eau est tellement belle qu’on doute qu’il y en ait suffisamment au quai pour nous. Grâce à l’intervention de Mireille, les pièces commandées de Rivière-du-Loup et livrées de Vancouver via Québec arrivent avant nous à Cap-Chat. Michel règle encore une fois le cas « moteur » en après-midi. Denise nous amène voir le grand parc des éoliennes. C’est hallucinant! On se croirait plongés dans un épisode de Star Trek. Impossible de rendre justice à ce projet titanesque en photo. À voir absolument. 14 juilletUne journée à terre pour se remettre un peu des horaires brisés qu’impose la navigation sans moteur et recharger les batteries du bateau. On repart à l'aventure demain, en laissant derrière notre grande moussaillonne. Snif! |
Départ de Québec
Izuk à la rescousse
Cabine principale
Denise à la barre
Rorqual commun
Parc des éoliennes |
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