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Voici le récit d'un couple parti en année sabbatique à bord d'un petit voilier pour faire un tour d'Atlantique. Michel, professeur d'éducation physique, et Martine, éditrice de manuels scolaires, n'en sont pas à leurs premières expériences maritimes. Par contre, la traversée de l'Atlantique est chose nouvelle pour Martine. Le voyage débute de 24 juin 1999 de Longueuil. D'abord, descendre le Saint-Laurent jusqu'à Sydney en Nouvelle-Écosse. De là, 14 jours de navigation en mer pour atteindre les magnifiques îles des Açores. Viennent ensuite Madère, les Canaries et le Cap-Vert, puis la grande traversée du retour vers les Antilles. Atterrissage à la Barbade pour enfin visiter tour à tour les Grenadines, Sainte-Lucie, La Martinique, La Guadeloupe, Saint-Martin et les Îles Vierges. Suivra une longue et douce navigation vers New York en traversant le fameux Triangle des Bermudes. Laissant la chaleur et l'océan loin derrière, retour par la rivière Hudson, démâtage pour traverser la série d'écluses menant au lac Champlain, puis celles de la rivière Richelieu menant à Sorel. De là, remise en place du mât pour rentrer à Montréal. Une année d'aventures, de mer et de soleil. Une année à naviguer, à vivre, à dormir et à manger sur un voilier. Une année à user ses souliers à travers villes, villages, montagnes et volcans. Un merveilleux parcours d'environ 20 000 kilomètres. Et une caméra numérique pour croquer tout ça sur le vif. Ça vous intéresse? Alors, suivez le guide. Itinéraire La forêt d'eau
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1985–1988 |
Fleuve (Minganie, Anticosti) – Floride – Bahamas – Ïles de la Madeleine – Île-du-Prince-Édouard |
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1989 |
Montréal –Canso – Halifax – New York – Montréal |
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1990–1991 |
Montréal – Sydney (N-É) – Açores – Madère – Canaries – Saint-Martin – Îles Vierges – Bahamas – New York – Montréal |
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1995 |
Fleuve (Rivière-du-Loup, Cap Chat, Havre Colombier, Tadoussac) |
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1996 |
Mille-Îles, Lac Ontario (grand tour) |
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1997 |
Mille-Îles, Lac Ontario (baie de Quinte) |
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1998 |
Lac Champlain |
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1999-2000 |
Montréal – Sydney (N-É) – Açores – Madère – Canaries – Cap-Vert – Barbade – Grenadines – Sainte-Lucie – Martinique – Guadeloupe – Saint-Martin – Îles Vierges – New York – Montréal |
Bâtir ou ne pas bâtir son bateau? La réponse est simple. Il ne le faut pas … à moins de ne pouvoir faire autrement. Aucun individu sain d’esprit ne devrait se lancer dans une aussi folle entreprise, sauf s’il est déjà atteint de la maladie du constructeur. Alors là, c’est bâtir ou mourir. La vie n’a plus de sens si on ne bâtit pas!
Construire mon bateau a été pour moi une quête interminable qui oscillait entre la fierté et le découragement. Sans l’aide précieuse de mon père dans les dernières années de construction, j’y serais encore. On a beau se croire informé et à la hauteur du projet, comme pour l’iceberg, le gros de l’ouvrage n’est pas visible de la surface.
Un jour de juillet 1990, alors que je me préparais à traverser l’Atlantique en solitaire vers les Açores pour la première fois, un homme de Sydney en Nouvelle-Écosse m’a dit « chapeau pour ton courage ». Le gentil bonhomme n’avait rien compris : on ne traverse pas par courage, mais bien parce qu’on est incapable de résister à l’appel du large. On traverse par faiblesse… la première fois du moins.
Il n’y a rien d’héroïque à traverser un océan; des milliers de bateaux le font tous les ans. Mais savoir qu’on sera en standby 24 h sur 24, en compagnie du mal de mer, au beau milieu de nulle part, condamné à affronter la nature dans tous ses états, avec la continuelle responsabilité de faire fonctionner tout ce qui peut briser à bord, laisse planer une certaine anxiété pour les traversées suivantes. C’est pourtant le prix à payer pour atteindre le paradis. Ceci dit, vivre et voyager sur son voilier au milieu de gens atteints de la même folie que soi donne naissance à des amitiés intenses et variées comme on a rarement la chance d’en vivre à terre.
– La taille du bateau : de dimension modeste (32 pieds), il se navigue avec peu d’effort;
– Le grand nombre de rangements d’accès facile;
– Les réservoirs d’inox pour l’eau potable;
– L’alternateur de gros calibre (100 A) pour recharger efficacement les batteries;
– Les quatre batteries 6 V à décharge profonde formant deux banques de 12 volts;
– Le multimètre numérique qui affiche en permanence le voltage des batteries;
– Le frigo bien isolé refroidi par un compresseur fonctionnant sur 12 volts;
– Le fait d’être radioamateur et de pouvoir communiquer en phonie et par courrier électronique depuis le bateau;
– Les contacts quotidiens par radio HF avec le météorologue Herb Hilgenberg;
– Le GPS portatif;
– Le régulateur d’allure qui barre pour nous en mer;
– Le tangon rangé en permanence sur l’avant du mât. Rapide à installer, il est indispensable par vent portant;
– La douche extérieure de type pulvérisateur d’insecticide;
– Les haut-parleurs dans le cockpit.
– De panneaux solaires, parce que trop encombrants pour la performance qu’ils offrent;
– D’éolienne, pour les mêmes raisons;
– De génératrice, parce que l’alternateur de 100 A sur le moteur principal suffit largement;
– D’un dessalinisateur d’eau, parce qu’on trouve de l’eau douce presque partout;
– D’un enrouleur de foc, absolument pas indispensable;
– D’un anémomètre, parce que trop sujet à briser;
– De cartes électroniques, qui nécessitent l’utilisation constante d’un ordinateur.
– La confection d’un « dodger » pour mieux se protéger des intempéries;
– La mise au point d’un système simple mais efficace pour cueillir l’eau de pluie.
Il est possible de naviguer à très bon marché tant que le bateau est autosuffisant et que l’on est capable de tout réparer soi-même
Michel Laforest (VA2LFE) et Martine Brassard
laforetdeau@gmail.com